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Article: Les origines de Kheprer : sérigraphie et atelier parisien

Les origines de Kheprer : sérigraphie et atelier parisien

Les origines de Kheprer : sérigraphie et atelier parisien

Derrière chaque marque, il y a un point de départ. Pour Kheprer, c'est une machine à sérigraphier installée dans une chambre d'étudiant. Voici comment une simple envie de créer est devenue une marque de streetwear premium, et pourquoi la sérigraphie reste, aujourd'hui encore, son geste signature.

Tout a commencé avec une machine à sérigraphier

Kheprer est née dans une chambre d'étudiant, avec une machine à sérigraphier et l'envie de créer quelque chose qui ressemble vraiment à son fondateur. Pas un business plan, pas une étude de marché : une intention, un outil, et des heures passées à imprimer.

Ce projet est devenu une marque, et cette marque est aujourd'hui en train de devenir un univers. Mais le point de départ n'a jamais été oublié. La sérigraphie reste au cœur de Kheprer, comme un fil qui relie chaque nouvelle pièce à ce premier geste.

Léo Heylliard, entre héritage artistique et culture de marque

Kheprer, c'est avant tout la vision de son fondateur, Léo Heylliard. Une vision construite au croisement de deux mondes.

D'un côté, un héritage artistique familial. Enfant, Léo passait des heures dans le cabinet de curiosités de son grand-père, en Corse, fasciné par des insectes naturalisés et transformés en véritables œuvres d'art. C'est de là que vient le scarabée Goliath, devenu le symbole de la marque : un emblème de créativité, de résilience et de renouveau permanent.

De l'autre, une culture de marque. Léo a affiné sa vision au sein d'un groupe de maisons de parfums de niche, une expérience qui lui a donné une double culture, à la fois créative et business. C'est cet équilibre que l'on retrouve dans Kheprer : une marque sensible, mais structurée.

La sérigraphie, le geste signature de Kheprer

Si Kheprer a gardé la sérigraphie, ce n'est pas par nostalgie. C'est un choix, et même un choix exigeant.

La sérigraphie est une technique. Elle demande de la maîtrise, du temps, et elle pardonne peu. Léo aurait pu opter pour des méthodes plus rapides et plus simples à mettre en œuvre. S'il a gardé la sérigraphie, c'est pour une raison simple : il en préfère le rendu. Cette texture, cette densité de l'encre, cette manière qu'a le motif de faire corps avec le tissu. Une technique difficile, qu'il assume précisément parce qu'elle se mérite.

Car la sérigraphie dépose l'encre dans la matière, couche après couche. Le motif ne se contente pas d'être posé en surface : il vit avec le vêtement. Avec le temps, il se patine en même temps que la pièce, sans jamais se décoller net. C'est tout l'esprit du Made to Last : des vêtements pensés pour bien vieillir, pas pour une seule saison.

C'est aussi une question de geste. Le grand scarabée imprimé dans le dos des pièces signature n'existe que parce que quelqu'un a passé l'encre, écran après écran, avec précision et patience. C'est cette part d'artisanat qui rend chaque pièce légèrement unique.

Un savoir-faire ancré à Paris

Kheprer est une marque française, et cet ancrage n'est pas qu'une étiquette. Tout se passe à Paris, à quelques arrondissements de distance.

La sérigraphie, d'abord. Elle a quitté la chambre d'étudiant pour le sous-sol de l'immeuble de Léo, transformé en atelier. C'est là, en bas de chez lui, que les écrans sont préparés et que les motifs prennent vie sur les pièces. Une installation à taille humaine, fidèle à l'esprit des débuts : faire soi-même, au plus près du vêtement.

La coupe, ensuite. Pour les pièces qui demandent un vrai travail de couture, comme le pantalon pyjama, Kheprer s'appuie sur un atelier du 2e arrondissement et sur son couturier, Emmanuel. Une collaboration de plusieurs années, faite d'écoute et de confiance, qui permet d'affiner chaque détail jusqu'à obtenir la bonne pièce.

Travailler ainsi, en local et avec des artisans de confiance, c'est garder la maîtrise de chaque étape, de l'écran de sérigraphie à l'étiquette extérieure cousue sur la pièce. C'est aussi rester fidèle à l'esprit du projet : faire les choses bien, sans raccourci.

Une marque qui se construit dans la durée

De la chambre d'étudiant à l'atelier parisien, Kheprer avance comme Khépri, la figure égyptienne dont elle tire son nom : par cycles, sans jamais s'arrêter. La marque fonctionne aujourd'hui en drops en édition limitée, chaque pièce sortant au bon moment, avec une intention claire.

L'histoire ne fait que commencer. Pour la suivre, rendez-vous sur kheprer.com et sur Instagram @kheprer. Les tendances passent, le caractère reste.

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